Sale pédé, sale enculé, sale merde
par
Eric
,
mardi 6 avril 2010 à 19:40
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Raconter...
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mots doux sous ma fenêtre
On peut dire ce qu’on veut, j’ai eu du mal à me prendre pour Juliette draguée par son Roméo.
Il y a deux minutes, j’entends une voix par la fenêtre ouverte. Retranscription :
Mais t’es ou, sale pédé ? Espèce de salope, va, moi ça fait une demi-heure que je suis là et je t’attends, sale merde, t’as encore été trainé chais pas où, hein, grosse salope de merde, sale enculé. Ouais, c’est ça rigole, salope ! T’as intérêt à ramener ton cul ici vite fait, sale pédé, enculé, sale merde !
Je m’étais penché à la fenêtre. J’ai donc vu celui qui s’exprimait dans ce langage fleuri : un jeune beur, un peu chauve, un peu gros, assez bien habillé, qui éructait dans son téléphone.
Au delà de toute la violence du ton, des mots et des insultes, j’ai compris qu’il attendait un ami depuis quelques minutes et que l’autre avait du retard. Et qu’il réclamait sa présence. J’avoue que joliment dit ça aurait pu être une belle déclaration. Eructé comme ça, ça donnait juste envie de lui balancer un seau d’eau sur la gueule... histoire de lui rendre un peu de la violence homophobe et misogyne...
Je l’entends rire, en ce moment, et je sens de la colère.

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