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Public  Être moi dans la confiance

Encore des choses qui s’éclaircissent...

vendredi 25 janvier 2008, lu 994 fois

Vendredi 25 janvier 2008

10:02:00

Marc dit :
je suis en salle de conférence
Eric dit :
c’est intéressant ?
Marc dit :
ils parlent de la boite qu’ils ont rachetée ; spécialisée dans l’IHM
pour l’instant, le mec me donne l’impression de connaitre son métier
Eric dit :
y’a un poste ?
chuis expert
Marc dit :

pour l’instant c’est un outil de génération, leur produit !
Eric dit :
de génération de quoi ?
Marc dit :
et ils pensent que les interfaces hommes machines, c’est qq chose de dynamique
Eric dit :
c’est passionnant ?
Marc dit :
c’est pas mal
Eric dit :
classe !
Marc dit :
ils ont pas imaginé les modèles de taches derrière l’ergonomie
Eric dit :
looool quels nazes !
et donc pas de métamodèle, de plasticité, d’interacteurs plastiques, de centrage sur la valeur... ?
Marc dit :
oui, c’est tout à fait ça :
ils n’ont pas compris ça la preuve c’est qu’il a dit que il ne pouvait pas, disons que ça ne marchait pas s’il déployait son application en mode web ajax, car c’était trop lourd
et qu’il aurait fallu changer la navigation pour ça
Eric dit :

leur faut un bon conseil
moi, c’est 1700 € / jour ! un cadeau...
Marc dit :
lol
Eric dit :
mais bon, les labos de recherche s’arrachent mes presta, je suis booké jusqu’en septembre. pour l’instant.
Faut qu’ils se décident vite, j’ai 4 projets qui chauffent un max
Marc dit :
tes tarifs vont monter
Eric dit :
ah ! tu les trouves pas assez hauts ???????
Marc dit :
après c’est une question d’offre et de demande
Eric dit :
lol
je suis désiré
Marc dit :
yooo !!!
Eric dit :
au secours ! j’en fais quoi, moi ??????
ben... j’apprécie, tient !
Marc dit :
accepter d’être à la hauteur de la bonne appréciation de l’autre...
Eric dit :
quoi ?
mais non !
Marc dit :
non quoi ?
Eric dit :
je suis AU DESSUS de la bonne appréciation de l’autre qui me sous-estime tout le temps loooool
Marc dit :

alors sentir que, bien que au dessus de la bonne appréciation de l’autre, tu peux aussi être heureux de ce qu’il te dit de bien de toi, sans que ça soit caché par le fait que ce n’est pas "totalement juste"
Eric dit :
lol
ça dépend de l’autre, ça dépend de moi
si Guillaume apprécie mon taf, c’est cool... mais je me sens pas pour autant reconnu à ma juste valeur
si toi tu me dis un truc positif, je me sens plus reconnu
chacun juge en fonction des facettes qu’il perçoit
je peux apprécier que telle ou telle facette soit appréciée
Marc dit :
et j’ai l’impression que tu as moins de résistances à sentir que tu es responsable dans une certaine mesure du bien que l’autre peux penser de toi
Eric dit :
mais en même temps, je me sens plus mieux bien quand quelqu’un voit un ensemble de facettes, avec des points forts ET des points faibles, je me sens + moi dans le regard de l’autre
du bien et du mal... je joue dans les 2
et ça me permet de prendre les reconnaissances que je sens adaptées et justes
et de laisser celles qui parlent des cris de l’autre
Marc dit :
et tu te bases sur quelle force ? quel zones ? pour arriver à "laisser celles qui parlent des cris de l’autre" ?
ou ça se place en toi ?
Eric dit :
ben c’est un chaos potentiel, qui me semble solvable par le "ici et maintenant"
je veux dire...
si "ici et maintenant", je sens que ce que je reçois est juste, alors ça fait sens de le prendre, et c’est cool si c’est un retour agréable, mais c’est aussi possible si c’est un retour négatif, je peux m’enrichir et m’alimenter, avancer grâce aux retours dans tous les sens
si ça me semble partial, pas attentif, pas connecté, pas juste pour moi, je me sens de le laisser à l’autre
hier, quand j’ai vu que tu avais fermé ta porte, une part de moi a été touchée, dans un schéma classique de l’impression que tu te protégeais de moi et que ça me mettais dans un rôle de qq’un de dangereux
il y avait un signal (dans cette porte fermée) que je sentais négatif, et que je sentais pas juste, parce que je me sentais pas dangereux
et au delà de cette première réaction "historique", j’ai super vite remis les choses à une place qui était juste en moi pour moi
Marc dit :
c’est joli
Eric dit :
si tu fermais ta porte, c’était pas nécessairement pour te protéger de moi, mais pour créer ton cocon de réassurance à toi
et si tu cherchais vraiment à te protéger de moi, ben ça parlait de tes peurs et pas de ma dangerosité
au bout de 15 secondes, j’étais confortable avec ta porte fermée
et confortable en moi, avec qui j’étais, avec comment les choses se jouaient
Marc dit :
c’est là ou ma question se précise en moi, dans l’envie de sentir ou ça se place en toi la confiance, dans une envie de toucher ça en toi pour pouvoir l’utiliser en moi
Eric dit :
copieur
je pense que ça se situe dans une fluidité de la connexion à moi
émotionnellement, j’ai senti que je pouvais regarder ma peur d’être perçu comme dangereux, parce que j’avais pas peur de cette peur, au contraire, j’avais envie de l’accueillir et de l’écouter
physiquement, j’ai senti une crispation dans mon ventre quand j’ai vu la porte fermée, et j’ai aussi pu connecter cette crispation, envoyer un message, écouter les retours
c’est au bord de la conscience, l’impression que quelque chose se passe dont je sens une ombre sans percevoir vraiment tout le mécanisme
mais ça parle vraiment de regarder la peur et de me comparer avec ce que ma peur dit de moi
"je suis dangereux".... —> "ah, une part de moi a peur que Marc me trouve dangereux" —> "est-ce que moi je me sens dangereux pour Marc" —> "ben non"
Marc dit :
un truc qui affine en toi cette question dont on avait parlé "d’acceptation" ?
Eric dit :
je pense que dans tes mots, ça parle d’acceptation, en effet... accepter mes peurs, accepter qu’elles soient rien que des peurs, accepter que d’autres parts de moi aient d’autres choses à dire, accepter que la résultante soit dans la peur à un moment et ailleurs l’instant d’après, accepter que tes peurs existent, qu’elles interfèrent entre toi et moi, mais qu’elles définissent pas l’interaction entre nous
mais dans mes mots, j’ai pas "acceptation"
Marc dit :
oui, c’est qq de plus fin en toi
Eric dit :
j’ai "présence (à moi, aux peurs, à l’autre)", "connexion (à la réalité, à la subjectivité,...)", etc...
j’ai aussi "conscience" (des cris, de tes peurs, de mes peurs, de nos partages, de nos présences l’un à l’autre, l’un pour l’autre, l’un avec l’autre, de la force de ce qui nous lie, de la puissance de ce qui interfère)
dans acceptation, j’ai une connotation de passivité (j’accepte, et ça définit qui je suis, il n’y a plus d’avancée, de mouvement, d’élan)
Marc dit :
oui, qui n’est pas ce que je veux en mettre en moi
Eric dit :
et j’ai pas ça avec présence, connexion et conscience
yep, c’est comme "puissance" : mon paysage du mot n’est pas le même que le tient
mais les concepts derrière les choix des mots sont les mêmes, ou du moins sont proches, je crois
j’ai trop entendu des phrases du style "c’est comme ça, il faut accepter"
qui parlaient de se soumettre en fait
et ça a dévié le sens des mots en moi
quelque part, acceptation = soumission pour moi
et moi je sens pas de soumission mais de l’éveil
un éveil composé de présence, de connexion et de conscience dans l’instant, avek ce qui se joue
[je m’épate de sentir comme c’est clair en moi, là]
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