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Γνῶθι σαυτόν (en Grec : Gnỗthi seautόn)Connais toi toi-même, frontispice du Temple de Delphes (Grèce)
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Public  (in)Fidélité...

Un autre regard

vendredi 11 avril 2008, lu 1026 fois

J’ai longtemps souffert de ce que je croyais être mon insuffisance face aux désirs de l’autre, face à mon insuffisance à inspirer un amour assez fort...

Puis, peu à peu, j’ai commencé à apprendre, à deviner l’ombre d’une autre façon de voir les choses, à rendre à chacun ce qui lui appartient, à me rendre mes capacités, et à rendre à l’Autre ses fonctionnements et ses mécanismes.

Et si ton infidélité ne parlait pas de mes insuffisances, mais de tes besoins ?

J’ai trouvé quelques lignes qui parlent un peu de ça, même si Orson choisit de parler de victimes et de coupables, ce qui traduit sa vision du monde et pas LA vérité... Voici ses mots...


[Libo a trompé sa femme Bruxinha pendant des années, faisant 6 enfants à sa maîtresse]

- Libo savait qu’il faisait du mal à Bruxinha, son épouse et à leurs quatre filles. Il se haïssait en raison de sa conduite. Il tentait de rester à l’écart. Pendant des mois, parfois des années, il y parvenait. Novinha essaya également, de son côté. Elle refusa de le voir, même de lui parler. Elle interdit à ses enfants de mentionner son nom. Puis Libo se crut assez fort pour pouvoir la rencontrer sans retomber dans les vieilles habitudes. Novinha se sentait terriblement seule, avec son mari qu’il était impossible de comparer à Libo. Ils ne prétendirent jamais que ce qu’ils faisaient étaient bien. Ils ne pouvaient pas vivre longtemps sans, voilà tout.

Bruxinha entendit cela tandis qu’elle s’éloignait. Ce n’était qu’une maigre consolation, naturellement, mais en la regardant partir, l’Evêque Peregrino reconnut que le Porte-Parole lui faisait un cadeau. Elle était la victime la plus innocente de cette vérité cruelle, mais il ne lui laissait pas seulement les cendres. Il lui donnait le moyen de vivre en sachant ce que son mari avait fait. Ce n’est pas votre faute, lui disait-il. Vous n’auriez pas pu empêcher cela. Votre mari a échoué, pas vous. Sainte Vierge, pria silencieusement l’évêque, faites que Bruxinha entende ce qu’il dit et le croie.

Orson Scott Card
la voix des morts
Le cycle d’Ender - 2
Ed. J’ai Lu, p. 316-317

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