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Public  J’ontologise Oracle et ça dessine un moineau

si, si, un moineau... enfin, bon, un "moineau", ok !

jeudi 30 juillet 2009, lu 627 fois

En ce moment, avec Aurélien on crée un logiciel de traitement de graphes ontologiques destinés à la création de systèmes d’informations.

C’est pompeux, dit comme ça...

Alors plus simplement : on dessine des cartes pour représenter des informations, et avec plein de calculs matheux, à la fin, on produit une base de données optimisée.

La partie graphique (un peu ludique) est donc la carte des informations. Pour vous donner un exemple : on dit qu’une personne a un nom et un prénom, alors on dessine une patate "personne", une patate "nom" et une patate "prénom" et on trace les traits qui relient tout ça.

Sur trois bricoles comme ça, c’est facile, mais imaginez qu’on dessine comme ça toutes les informations gérés par... la Sécu ? le Trésor Public ?

Alors la patate n° de SS, la patate "prénom du ayant-droit", la patate "médecin traitant", la patate "nom du médecin traitant", patage "prénom du médecin traitant", la patate "date de début d’arrêt maladie" etc etc etc : des milliers de patates reliées par des centaines de milliers de traits.

A un moment, on ne peut strictement plus rien comprendre à un tel schéma.

C’est là que tataaaaa Aurélien et Eric (bon, avec l’aide des chercheurs de l’équipe, mais restons modestes : négligeons-les !) Aurélien et Eric donc font un outil pour aider le pov dessinateur de patates...

Il est magique notre outil : il sait se dire que le prénom du médecin traitant il a rien à foutre à côté du n° de tél portable de la concierge du référent de secteur, et que ce serait vachement mieux de le foutre à côté du médecin traitant, bordel !

Et pis aussi, il sait faire plein de choses : il prend le bottin, et il se dit que ma foi, c’est plein de patates, et il les dessine à l’écran, en reliant les gens d’une même famille (enfin, ceux qui ont le même nom, quoi).

Ou encore... ben, il prend une base de données. Ben oui, une base de données, ça sert à gérer des données et les données c’est des informations, et les informations c’est des patates, donc si on prend une base de données, on a des patates (enfin, après un peu quelques heures de calculs). Donc il prend une base de données et paf il affiche le plan avec des patates et des traits.

L’image dessous, là, elle a 4896 patates et 1191 traits. presque un feu d’artifice, dis donc. Eh ben quand on l’affiche en tout petit pour qu’elle tienne dans l’écran, les patates deviennent si microscopiques qu’on les voit carrément plus, il reste des traits, comme un gribouillis de mioche. Sacré gribouillis, quand même. Ben moi, je le trouve poétique, ce gribouillis qui représente de l’information.

C’est ça, la science moderne : on fait du dessin et ça veut dire des choses que ça voulait pas dire sans nous.

Vous aviez déjà vu, vous une base de données qui voulait devenir un moineau avec sa petite queue en bas à droite, là ?

A cette distance, le gribouillis semble maîtrisable, mais quand on commence à se rapprocher....

Ouais, hein ? on le voit mieux, là, le bordel ? Ben imaginez-vous que là on voit environ 2% du total, que c’est un tout petit gribouillis même s’il est très grand, et que le but du type qui sera devant l’écran, ce sera de mettre de l’ordre là dedans... Moi je vous le dis, heureusement qu’on est là. Sans nous, il serait au chômage, parce qu’il aurait pas 10 ans de boulot pour mettre de l’ordre dans un bordel qui n’aurait jamais existé sans nous !!!

Bon, je caricature. Ok. En fait, oui, ça semble bordélique, mais c’est rien que pour que ce soit super plus mieux après qu’avant...

Et puis faut pas prendre peur, le bordel, quand on le regarde de très près, on le voit... beaucoup moins :

Et puis, même, parfois, avec un peu de travail (non, je rigole, ça c’est super facile, c’est not’ programme qui fait tout), avec un peu de travail donc on retrouve un peu de magie et de poésie dans un petit coin du gribouillis, le PC se met à dessiner des marguerites, comme un enfant, avec des pétales tout détachés...

Je vous dis, on a un boulot plein de romance et de douceur....

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