Visiteur non identifié. Spherick
« Les mots doivent être un peu violents, car ils sont les assauts de la pensée sur les gens qui ne réfléchissent pas. »John Maynard Keynes, économiste
Jan
Fév
Mar
Avr
Mai
Jui
Jui
Aou
Sep
Oct
Nov
Déc
Accueil > Blog Eric > Pratique > Lionne chenoise > Structure > Tests de compétences animales

Public  Tests de compétences animales

... Ou comment tester autre chose que notre anthropomorphisme ?

dimanche 1er mars 2015, lu 351 fois

J’ai lu récemment plusieurs articles sur les compétences / capacités / caractéristiques des animaux...

D’un côté on teste la "mémoire" des chiens, chats, dauphins...
De l’autre, on teste l’ "amour" de nos compagnons.

Eh bien moi ça me fait me demander si nous ne testerions pas plutôt l’humain (son ego, son besoin de se sentir unique, sa croyance d’avoir un Destin différent de ces bêtes,...).

Par exemple, dans le test d’amour. On prend un chien et un chat. On mesure leur état émotionnel pendant un câlin avec leur "maître" (ou leur jouet humain ?), en présence de ce même bipède, puis lors du départ du bipède.

Chien : plaisir dans le contact et en présence, stress en cas de départ
Chat : stress dans le câlin, indifférence dans la présence, indifférence dans le départ (aucun changement de comportement)
Conclusion : le chien nous aime, pas le chat
Explication : le chien est domestiqué depuis bien plus longtemps

Je dirais bien que c’est un sacré foutage de gueule. Je ne vois pas ce qu’on mesure ici en réalité. Le chien pleure quand on part ? Il est "en amour" ou il est dépendant ? Il est programmé génétiquement pour être dans une meute et ne supporte pas d’être seul ou il "aime" son humain ? Deux chiens ensemble, ça va faire la même chose ? Ou deviennent-ils moins "amoureux" de leur humain ?

Pour le chat, c’est pile l’inverse : que sait-on de sa programmation interne ? Un chat vit souvent en autonomie. La rencontre avec l’humain change cette tendance et génère du stress : comme c’est bizarre !!!! Le chat fait des câlins quand il veut quelque chose (la mienne se réveille quand elle a faim et vient me dire bonjour à ce moment-là, vers 18h) mais est-ce seulement ça (elle revient une fois rassasiée pour un deuxième câlin) ? En quoi ce premier câlin intéressé est-il dérangeant, en quoi est-il différent du petit humain qui va s’essayer à "oh maman je t’aime, dis tu m’achètes la nouvelle PS4 ?" ? Pouvons-nous seulement prétendre être capables d’un vrai amour désintéressé ou apprenons juste à masquer les aspects trop visibles de notre intérêt (dire "oh maman je t’aime" tous les jours pour pouvoir dire une fois "dis, tu m’achètes la nouvelle PS4" sans que ça se voit trop ?)...

Le chien, dans sa perception et sa langue de chien, dirait-il "rhoooo je l’aime, ce Paul" ou "Paul ? C’est un des bon petits gars de la meute, en plus c’est celui qui apporte la pâtée !", et le chat "Bah, je m’en tape, Paul ou Micheline, du moment que j’ai mes croquettes..." ou bien "il est sympa avec moi, il joue, il me fait des câlin, c’est cool la vie"... Comme plein de vieux couples ?

Du coup, la question centrale est pour moi tournée vers l’être humain : pourquoi cherchons-nous à quantifier chez nos animaux une émotion humaine, que nous avons déjà tant de mal à percevoir et analyser chez nous ?

Vous pouvez noter cet article, lu 351 fois
0 vote


Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.